02 juillet 2008
EN VRAC
C'est toujours avec autant de plaisir que je lis vos comm' par ici. Dalc'hit mat, même si je me fais plus discret en ce moment, étant peu dispo.
Quelques nouvelles en vrac, quand même :
1. C'est blindé de touristes par ici, beaucoup plus que d'habitude en fin juin/début juillet. Explication avancée de ci de là : le prix des carburants. Certains vacanciers habitués au Sud raccourcissent les distances en se tournant vers les côtes de la Manche et de l'Atlantique.
2. J'ai failli me faire écraser hier en sortant un peu vite d'une boulangerie qui fait drive-in. Une voiture arrivant très vite m'a manqué de peu. Le passager, un balèze de 120 kg pour 1,85 m genre videur-de-boîte-en-vacances, a bondi de la caisse pour m'insulter : " Pauvre type ! Pauvre type ! " Pour un peu, je me faisais :
a) écraser
b) casser la gueule en guise de 2e couche.
3. Les méduses sont enfin parties, l'eau atteint un royal 18°c !
4. L'excellentissime groupe Kohann vient de poster de nouveau chez moi là !
5. J'ai repris les joints.

25 juin 2008

Le massif dunaire de Gâvres-Quiberon à Erdeven, commune dont le nom signifie en breton : la dune, justement.
Erdeven, en dépit de quelques sites très touristiques, a su conserver un littoral préservé, sur des kilomètres de trait de côte.
A quelques kilomètres plus à l'est de la photo précédente, le site des Roches sèches, où un projet de central nucléaire a été déjoué dans les années 70, je crois :

Dans les cartons, à cet emplacement : un ponton pour bateaux...
Les opposants y voient une première entorce.
Un premier pas vers une marina peut-être ?
07 juin 2008
PARADOXE BRETON

Etonnant paradoxe, à l'heure où le Clem', qui s'apprête à prendre la direction de la Belgique pour y être déconstruit, révèle une belle occasion manquée : celle de bâtir en Bretagne une puissante filière de déconstruction de navires, et pas seulement pour les gros tonnages. Avec sa flotte (30 % des navires de pêche en France et autant de navires de plaisance), la demande est pourtant là.
Etonnant paradoxe, une fois de plus. Les Bretons sont peut-être les meilleurs navigateurs d'Europe. La région concentre une proportion sans égale de grands skippers. Elle envoie encore aujourd'hui sur les océans un bataillon impressionnant de navigateurs et personnels navigants. Près de 100 % des effectifs de la Brittany ferries, près de 30 % des effectifs de la Marine nationale. Le nombre d'inscrits en clubs nautiques avoisine les 50 % en France. Mais assurément, à l'aise au gouvernail, le Breton l'est moins lorsqu'il s'agit de construire ou d'armer un navire. Il s'est fait un spécialiste de la navigation de plaisance et de la pêche (près de 40 % de la pêche en France avec les 1er et 3e ports de pêche nationaux en valeur que sont Lorient et Le Guilvinec) et rappelle à l'envi les moindres performances sur mer de ses voisins. Jusqu'aux Irlandais, considérés parfois comme "moins insulaires" que les Bretons eux-mêmes : ils sont réputés ici être de piètres navigateurs et ont longtemps boudé leurs littoraux, préférant s'acharner à exploiter une terre pourtant ingrate (cf crise de la pomme de terre et grandes famines du XIXe siècle en Irlande).
La construction de navire, héritage extérieur ?
Quant aux ports de commerce bretons ? Nantes/Saint-Nazaire n'est que le quatrième port marchand de France, loin derrière Le Havre ou Marseille. Il fait figure de nain en Europe à côté de Rotterdam ou d'Anvers. Tiens, revoilà d'ailleurs nos amis flamands. Des rives du Bénélux à l'Elbe, il semble à l'évidence demeurer quelque chose de l'esprit de commerce de la Hanse. Belges, Néerlandais et même Allemands du nord règnent en maître sur le trafic maritime européen.
Quant à la construction de navires, certes, la Bretagne est bien placée avec deux arsenaux militaires (Brest et Lorient) et les Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire (et de Lanester, ne l'oublions pas), premiers chantiers civils d'Europe, qui construit les plus grands navires du monde. Ce n'est pas rien, en effet, mais les premiers doivent plus au Colbertisme français qu'à l'esprit d'entreprise local. Quant au second exemple, celui des Chantiers de l'Atlantique : n'oublions pas qu'il a été fondé au XIXe siècle par un Ecossais, John Scott !
Enfin, la construction de bateaux de plaisance est tombée depuis longtemps dans les mains des voisins vendéens avec les deux premiers constructeurs mondiaux : Jeannot et Bénéteau. Reste une solide filière de construction de bateaux de course, en particulier dans le Morbihan...
Résultat de cette longue tradition, la Bretagne est avant tout une terre de navigateurs individuels (quand ce n'est pas solitaires). Cela a très bien fonctionné pendant l'âge d'or de la pêche (hauturière ou non), de la fin du XIXe à la fin du XXe, en gros. Mais aujourd'hui, dans le difficile contexte de la pêche européen, la nécessité d'une diversification sur mer se fait jour.
Une chose est sûre : elle ne passera pas par la déconstruction de navires. Peut-être par le développement de la recherche marine pour l'industrie pharmaceutique, nouvelle source d'espoir ?
10 mai 2008
ENEZ GROE



Une fois n'est pas coutume, côte sud sous la grisaille, côte nord sous le soleil...
Etape à Port-Lay, minuscule ancien port thonier.












